Très-Haut débit à Villiers-sur-Orge / Point détaillé avec la société TUTOR

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Compte rendu de l’entretien que M. Maritano, directeur régional chez Tutor, nous a accordé (18 Novembre 2014)

La société TUTOR est en charge de la construction physique de l’infrastructure (local techniques et tirage de la fibre) et propose également des services dédiés aux entreprises. Tutor n’est pas un fournisseur d’accès internet (FAI), elle ne commercialise pas de contrats d’accès à l’Internet à l’intention des particuliers.

Où en est la feuille de route?
Lorsque le déploiement de la fibre sera terminée, la société Tutor devra en informer l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes). Une phase commerciale de 3 mois est prévue pour que les opérateurs (FAI) fassent l’acquisition des lignes ainsi disponibles.
Ensuite, la commercialisation du service auprès des particuliers et des entreprises pourra commencer (les outils d’éligibilité étant alors opérationnels).
La date des premières installations semble prévue pour fin Mars 2015 mais il semble plus « réaliste » de parler de fin Juin.

Auprès de quels opérateurs, les usagers pourront-ils s’adresser pour disposer d’un accès très-haut débit à l’Internet?
Aujourd’hui, il est certain que 6 opérateurs non-nationaux proposeront une offre : Kiwi, K-net, Wibox, Comcable, France Citévision et Ozone.
Un opérateur plus important (occupant aujourd’hui 10% de ce marché au niveau national) est en cours de négociation. Son nom est encore gardé confidentiel.
Mais l’information importante est qu’il y a peu de chances pour que les FAI nationaux (Orange, SFR, Free, Numericable, Bouyghes) soient intéressés à proposer leurs offres.
(NDL : les informations que nous avions déjà diffusées sur la manière dont le déploiement du réseau très-haut-débit – voir nos articles : ici et ici – sont bien confirmées : les gros opérateurs privés ont la priorité dans le choix des zones particulièrement rentables -notamment les grandes métropoles- pour lesquelles ils effectuent tous les investissements avec leurs fonds propres, c’est-à-dire sans subventions publiques et laissent les zones qu’ils estiment sans potentiel de RSI (retour sur investissement) rapide. Le Val d’Orge est dans ce dernier cas de figure avec seulement 22000 lignes potentielles alors que le seuil minimum pour lequel les FAI nationaux commencent à bouger autour de 100000.
Dans un schéma assez proche de celui des sociétés d’autoroutes, l’état abonne ici toute possibilité d’investir de manière rentable en son nom propre, laisse les profits aux sociétés privées et se charge de financer les zones où chaque ligne coûte plus de 1300€ (près de 10 fois supérieur au coût d’un déploiement d’une ligne sur Paris par ex.).
C’est ainsi que la CAVO -via le syndicat mixte SIPPEREC- a du débourser 6 Millions d’Euros pour la réalisation de ce déploiement.)

Quelle a été l’action de la CAVO dans ce dossier ?
Il faut souligner que, sans la CAVO et les interventions « très actives » de Mme Leroux, ce projet, pourtant rendu obligatoire par la loi qui lui a conféré un statut de priorité nationale, aurait pu traîner encore plus de 10 ans.

Quel sera le débit réel dont les usagers pour disposer?
Deux niveaux sont à considérer :
1/ l’infrastructure est prévue pour que les débits soient calculés en « Best Effort », ce qui veut dire qu’au maximum 100Mb sont disponibles (en théorie 200, mais un premier plafond est défini). Chaque fibre permet 1Gb et elle est divisée en 64 lignes au niveau des coupleurs. Concrètement, si 64 foyers utilisent en même temps leur connexion, il faut diviser d’autant la bande passante.
2/ mais la vraie limitation viendra de l’abonnement contracté auprès du FAI qui proposera des offres à différents niveaux de bande passante : 10Mb, 20Mb ou 100Mb.
Au final, aucune offre ne pourra vraiment « garantir » un débit minimum, il y aura ‘physiquement’ des limites liées à l’intensité du traffic.

Conclusion

On l’aura compris, le problème qui va se poser concerne le choix des FAI.
Les opérateurs ‘alternatifs’ sont en capacité de proposer des offres intéressantes sur l’ensemble Internet+Téléphonie fixe+TV. Par contre, ils ne seront pas compétitifs par rapports aux opérateurs nationaux lorsqu’on inclue la téléphonie mobile, surtout vis-à-vis ceux de type « familial » (englobant plusieurs abonnements).
Beaucoup seront contraints de choisir entre leur abonnement actuel sans fibre mais incluant la téléphonie mobile à moindre coût et deux abonnements : le premier pour la fibre auprès d’un opérateur alternatif et le second, ailleurs, pour les téléphones mobiles.
Pas forcément évident de faire ce choix.

Enfin, notre interlocuteur nous encourage à nous renseigner sur les projets déjà finalisés par sa société pour l’agglomération Europ’essonne ou la commune de Moulin-les-Metz qui est un exemple illustrant la place que peuvent jouer les opérateurs alternatifs.

Remerciements  à M. François Maritano, Tutor et Alexandra Asselin, Drôle de zèbre.

Déploiement de la fibre

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Nouvelles Interrogations
concernant le déploiement de la fibre optique

Dans le cadre du PNTHD1 (Programme national lancé par l’État en 2010), l’objectif est de couvrir en très haut débit (100 Mbps) 70 % de la population française en 2020 (100 % en 2025), en associant investissements privés et investissements publics dans le cadre de réseaux d’initiative publique (RIP).
Les grands opérateurs privés décident en amont quelles seront les zones qu’ils équiperont. Autrement dit, ils se servent, en premier, dans les zones à forte densité, donc ayant le potentiel de retour sur investissement les plus élevés.
Ajoutons que lorsqu’ils se lancent dans leur travail d’estimation, ils disposent de 3 ans de « gel » total qui obligent les municipalités concernées à attendre leur décision et ce, dans la plus parfaite opacité.
Pour les zones que les opérateurs privés n’auront pas considéré comme suffisamment « juteuses », c’est le secteur public qui s’y colle.
Le syndicat mixte SIPPEREC 2 (regroupant 100 collectivités en IDF), prend le relais pour boucher les trous et s’occuper des zones hors grande densité, les zones laissées pour compte par le privé.
On peut ici faire un parallèle avec la situation des sociétés privées gérant les autoroutes et ouvrir le débat sur une question de pure bon sens :
Pourquoi l’état abandonne-t-il au privé les domaines d’activités qui sont à la fois essentiels, voir vitaux, pour la vie commune et particulièrement lucratif ?
Comment veut-on améliorer la rentabilité des services publics si à chaque fois que des bénéfices peuvent être réalisés, on s’empresse d’aller chercher un opérateur privé pour lui confier la bonne affaire ? Fermons la parenthèse qui, pourtant, mériterait un traitement à la hauteur du scandale qu’elle dénonce.

Le déploiement de la fibre à Villiers

Après avoir dans un premier temps étudié un déploiement sur fond privé par SFR3, la Communauté d’agglomération du Val d’Orge a retenu l’opérateur TUTOR pour déployer un réseau FTTH sur ses zones les moins denses (AMII), ceci dans le cadre du SIPPEREC4. A son tour, TUTOR (Europ’Essonne) a retenu la société CIRCET5.
TUTOR est un opérateur pou opérateurs (une sorte de grossistes) Voici la liste des opérateurs qui sont proposés :

Comcable, France Citévision, Kiwi, K-Net, Ozone et Wibox

Autrement dit des opérateurs dits « régionaux », en comparaison des « nationaux » : Orange, Free, SFR, Bouygues
Nous avons contacté la société CIRCET à Bondoufle. Un responsable a confirmé qu’ils étaient bien en charge de déploiement, que ce sont leurs techniciens qui viendront raccorder les immeubles et les particuliers (ce sont eux qui installent les répartiteurs PON) mais il a précisé qu’il n’était pas autorisé à communiquer sur l’état des travaux, ni sur les prix, ni sur les débits, ni sur les opérateurs…
Nous cherchons à présent à contacter TUTOR qui nous a renvoyé vers son agence de communication. Pour le moment pas de retour. Nous vous tiendrons au courant régulièrement sur notre site.

L’objectif est d’obtenir des détails sur la technologie adoptée, son potentiel en bande passante, les opérateurs qui seront finalement accessibles (il y a des pétitions qui circulent pour ‘forcer’ Free et Orange de rentrer dans le jeu) et les nouveaux délais (Le site de l’agglo avait annoncé pour Villiers la fin des travaux pour le printemps).

Philippe Moreau, ACPV

Sources :
(1) http://www.sipperec.fr/fileadmin/templates/pdf/rapport_activite/telecoms_2011ra_sipperec-3.pdf):
(2) SIPPEREC (http://www.sipperec.fr
(3) voir sur https://lafibre.info/val-dorge/le-deploiement-du-tres-haut-debit-sur-le-val-dorge-cavo/ , Villiers était bien sur la liste SFR en décembre 2013
(4) http://www.sipperec.fr/fileadmin/templates/pdf/rapport_activite/telecoms_2011ra_sipperec-3.pdf
(5) CIRCET (http://www.circet.fr/index.php/fr/Groupe/Actualites/Pour-l-operateur-Tutor-en-Essonne)
( ) Europ’Essonne : http://www.thd.europessonne.fr/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=14&Itemid=111

Internet Haut-débit à Villiers-sur-Orge

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Cet article rassemble les principales informations disponibles concernant le déploiement du réseau de fibre optique prévu à Villiers-sur-Orge.

Feuille de route

Puisque nous figurons parmi les communes les plus mal desservies actuellement en terme de bande passante, le déploiement à l’échelle du Val d’Orge commencera par Villiers-sur-Orge (avec Leuville-sur-Orge et Plessis-pâté), en 3 étapes :

  1. Fin des études : Décembre 2013
  2. Fin des travaux : Mars 2014
  3. Fin de la commercialisation auprès des opérateurs (Free, Orange, SFR, etc.) : Juin 2014

Par conséquent, dès l’été prochain, les Villiérains pourront s’abonner à une offre haut-débit.

Démarches à effectuer

Le point central d’arrivée de la fibre (PDM : point de mutualisation) est situé Place de la Libération. L’opérateur délégataire en charge des travaux doit déployer un réseau fibre jusqu’à l’abonné (technologie type FFTH).

Cela veut dire que :

si vous habitez en appartement, la copropriété (ou le syndic) doit délivrer une autorisation afin que votre immeuble soit équipé. Ensuite, vous pourrez faire votre choix parmi les abonnements haut-débit du marché.

si vous habitez en pavillon individuel (ou lotissement), lorsque vous choisirez votre opérateur pour souscrire à un abonnement haut-débit, il faudra tenir compte d’un coût supplémentaire d’installation pour la mise en place du raccordement entre le réseau fibre et votre logement (voir photos des boitiers à installer en fin d’article). Ces coûts pourront varier selon les opérateurs et selon le type de raccordement:

  • s’il s’agit d’un raccordement aérien : autour de 250€,
  • pour un raccordement souterrain : autour de 150€,
  • parfois même, s’ajouteront des frais de déplacement : entre 65 à 90€.

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Choix d’un opérateur

Les offres se différencient sur différents critères comme :

  • l’intégration ou non des communications téléphoniques,
  • des abonnements en téléphonie mobile,
  • et/ou la souscription à des services optionnels (cloud, abonnement bouquets de chaînes de télévision, etc.),
  • sans oublier, pour ceux qui habitent un logement individuel, les frais d’installation déjà évoqués.

Le débit théorique proposé quasi systématiquement est de 100Mb/s, ce qui est à comparer au 2 ou 4 Mb/s dont la plupart d’entre nous dispose actuellement sur Villiers.

Parfois, le débit montant est précisé. C’est un critère important car il s’agit du débit ouvert pour l’envoi de fichiers (par opposition au débit descendant, le plus fréquemment sollicité : navigation web, téléchargements, réception de courriels, …). Ce débit montant est souvent bridé dans les abonnements ADSL de base. Les offres fibre sont parfois un peu floues sur le sujet.

Au final, le prix de l’abonnement mensuel peut varier de 19,90€/mois à 60€, voir plus.

Ces offres commerciales évoluent en permanence. A titre de simple indication, vous trouverez sur Internet de nombreux sites qui vous aideront à comparer.

Voici quelques liens :

Informations complémentaires :

Qui réalise le réseau fibre optique du Val d’Orge?

L’Agglomération du Val d’Orge s’appuie sur le SIPPEREC (Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Electrification et les Réseaux de Communication) pour les accompagner sur ce projet qui a été confié à un opérateur délégataire ( ce n’est pas france télécom mais la société TUTOR). La société Tutor a terminé l’étude qu’elle devait faire permettant de connaître le schéma de déploiement de la fibre sur le territoire de la CAVO. Le réseau construit permettra de raccorder en fibre :

  • les 8 000 entreprises aussi bien celles situées dans les ZAE que celles situées dans le diffus, • les 134 bâtiments publics
  • les 21 000 logements situés dans les zones les plus mai desservies actuellement dont y ceux de Villiers,
  • la société Tutor doit construire le réseau de collecte d’une longueur de 35 km, réseau qui passera, sauf 1 km pour lequel il faudra faire du génie civil, dans le réseau de France Télécom.

Informations techniques détaillées : http://fr.wikipedia.org/wiki/Réseau_FTTH

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