Naissance multiple au centre de santé

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Naissance multiple de 24 appartements.
Accouchement sans la présence d’un seul médecin !

La mairie et la société Tradi-art, les heureux parents, déclarent :

« nous avons préféré garder le secret jusqu’à la dernière minute pour vous faire la surprise.»

Après une gestion en catimini du dossier par le noyau dur à la Mairie, noyau qui n’a, comme à son habitude, rien partagé de son pouvoir de décision, ni des informations qu’à minima, les Villiérains auraient été en droit de recevoir, la réunion publique organisée une fois que tout était irréversible, à 3 ou 4 jours du dépôt du permis de construire, a pris de court les quelques personnes qui s’y sont rendues pour autre chose que pour postuler à l’achat d’un appartement en avant première.

La messe étant dite, que reste-t-il à faire sinon dénoncer ces méthodes ploutocratiques qui n’ont rien à voir avec ce que devrait être un fonctionnement démocratique au niveau local ?

Ah si ! Il y reste quelque chose à faire :

Mettre en garde
les futurs propriétaires
à la « Villa Emma »

(C’est comme cela que cela va s’appeler. Pourquoi Emma ? Flaubert sans doute…)
En effet, il suffit de 3 minutes sur Internet pour tomber sur des blogs qui dénoncent les retards et les malfaçons, de projets récents gérés par la société Tradi-Art, ainsi que la capacité de ses directeurs de programme à disparaître de la circulation quand les problèmes s’accumulent.

Au passage, cette société qui se veut ‘à échelle humaine’ est dirigée par une personne qui est présente dans pas moins de 12 sociétés différentes., une holding qui n’a rien d’artisanale :
Générale de Location, Société Francilienne du Bâtiment,, Société d’Alembert, SCI 204, SCI Equinoxe, SCI Cytrus,  La Sedentine, Batir Construction, La Parisienne, SCI Amelia, SCI Dune, Franssimmo (source Enqsuête ‘French-Leaders’).

Espérons que la Mairie a bien bétonné les clauses de pénalités en cas de retard. Cette société étant très ‘proche’ du Val d’Orge et de la mairie de Ste-Geneviève (de nombreux projets lui ont été confiés dont une partie du bâtiment de l’Agglo), Mme Le Maire ne peut ignorer ces petits mécontentements (sans doute largement exagérés, vous savez comment sont les gens…). Elle a du prendre ses précautions.

Nous suivrons avec grande attention la mise en place de ce projet immobilier. Mais plus important encore, il faudra rester attentif pour que l’objet initial du projet, la partie centre de soins médicaux débouche sur quelque chose de positif et d’utile pour tous.<

Philippe Moreau (ACPV)

PROJET IMMOBILIER ou MAISON MEDICALE?

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Ce vendredi 13 mars, les Villiérains ont été conviés à une réunion d’information sur un  projet  de création de « maison médicale » sur notre commune.

Lors de la présentation de ce projet par Mme GUILLET et Mr POINSE (adjoints au Maire de Villiers), nous avons vite compris que la maison médicale (et non centre public de santé) n’était qu’un prétexte à un projet immobilier, travaillé avec un promoteur privé, TRADI-ART, destiné principalement aux personnes âgées. Le représentant TRADI-ART a fait un déballage du projet immobilier, avec détail des logements grand confort, ascenseurs, normes diverses, places de parkings… La partie médicale du projet est vite devenue secondaire.

Cependant, nous avons pu interroger les représentants de la municipalité sur la partie « soins » du programme :

Pourquoi ce projet a été travaillé en solitaire sans y adjoindre l’agglomération du Val d’Orge, nécessaire pour l’obtention des financements, et de façon à répondre aux besoins des communes voisines en créant un centre public de santé, alors que de nombreuses municipalités sont intéressées ?

Pourquoi avez-vous orienté votre projet sur une « maison de santé », ce qui ne répond pas aux besoins de la population ?

Mr POINSE affirme, en réponse à mon interrogation : « ce projet n’avait pas à être travaillé avec l’agglo, puisque ce n’est pas de sa compétence…de plus, grâce à ce projet de maison de santé, nous avons pu obtenir des financements de l’ARS ».

Ce projet est bien de la compétence de l’agglo. Dans certaines communes et agglomérations, des élus parviennent à développer la volonté de travail collectif des médecins, le salariat qui séduit les jeunes médecins dont 55 % sont des femmes tout en permettant le tiers payant, l’approche globale des patients, le développement de la prévention.

Jérôme Guedj, président du CG de l’Essonne, dit: «… Il faut attirer de nouveaux praticiens et mettre en synergie les acteurs de la santé en soutenant par exemple la création de centres publics de santé ou de maisons de santé pluri-professionnelles… ».

Oui, les financements sont possibles, quand on veut se donner les moyens d’y travailler.

«… De plus, il a fallu faire vite, a dit Mme GUILLET, car bientôt nos médecins vont partir en retraite, le nombre de médecins sur Villiers est insuffisant et de plus, les cabinets de médecins existants ne sont pas aux normes handicapés, ce qui est impératif pour 2017, le choix que la mairie s’est donc orienté sur une maison de santé… »

Oui, il est vrai que le nombre de médecins devient insuffisant sur Villiers, mais ce n’est pas une surprise pour la mairie en place, c’était prévisible, vu les nouvelles constructions… Ce projet aurait donc pu être travaillé depuis longtemps.

Alors que le renoncement aux soins progresse ! Comment peut-on entendre ce type de réponse de la part d’adjoints au maire, Oui, aujourd’hui, de plus en plus de français renoncent à des soins ou les reportent faute de moyens. Cette situation est aggravée par le système de prix « libres » qui conduit des professionnels de santé à appliquer des dépassements d’honoraires parfois très élevés.

Depuis 2009, la Loi HPST, dite « Loi Bachelot » a imposé la fermeture de la maternité et des urgences de l’hôpital de Juvisy, les franchises médicales, les dépassements d’honoraires, le déremboursement de médicaments de premières nécessité, le regroupement des analyses de laboratoires, ce qui réduit encore plus l’accès aux soins.

Ouvrir un centre public de santé pluri-professionnelles, en collaboration avec l’agglomération du Val d’Orge, attirer de nouveaux praticiens, me semblait actuellement indispensable, de façon à répondre à la demande de la population.

Malheureusement, il en sera autrement…

Brigitte HADET – 16/3/15

La réunion publique sur la Maison de Santé 13 Mars 2015

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Lorsque nous avions reçu dans nos boites à lettres une invitation de Mme Le Maire à venir assister à une réunion publique sur le sujet du centre de santé, nous avons été un certain nombre à avoir été surpris par plusieurs choses. D’abord, l’invitation elle-même. L’organisation spontanée d’une réunion publique est rarissime; ensuite, qui se souvient d’avoir jamais reçu un courrier avec papier à en-tête, en couleurs, sous enveloppe elle aussi aux couleurs de la Mairie? Ensuite il y avait cette demande, présentée comme nécessaire, de « réserver » sa place en précisant ses coordonnées complètes. Cela aussi était assez inhabituel.

Après avoir assisté à cette réunion, on comprend mieux, on comprend tout.

Naïvement, on pouvait penser que la Mairie avait eu l’initiative heureuse de vouloir associer la population à une prise de décision sur un dossier important. Une démarche démocratique et citoyenne, en quelque sorte. Mais en quelques minutes, tout était clair.

D’abord, on (Martine Guillet) annonce l’absence de Thérèse Leroux qui ne voulait pas risquer d’être suspectée d’utiliser cette réunion comme tribune politique en cette période d’élections. Ensuite, on nous présente l’équipe – au grand complet – de la société Tradi-Art un constructeur privé « à votre mesure » (pour reprendre leur publicité : site) qui a – d’ors et déjà – été choisie pour mener à bien ce projet. On remarque sur l’estrade une rangée de panneaux avec les posters de la façade qui a – d’ors et déjà – été choisie elle aussi.

Nous assistons alors à des échanges qui portent, non pas sur le centre médical mais sur les 24 logements qui seront créés (longues digressions sur les parkings, l’ascenseur, les parties communes, etc.). Bref, la salle Colette se change en bureau de vente immobilière, on pourrait presque faire des réservations, commencer à monter son dossier… « Il faudra faire vite. »; en tout cas nous sommes invités à ne pas hésiter à prendre contact avec cette société qui se met à notre pleine et entière disposition.

Voilà pourquoi il fallait réserver sa place et communiquer toutes ses coordonnées : il s’agissait de constituer au passage et à moindre frais un listing très pointu de prospects susceptibles d’être commercialement attaqués par la société Tradi-Art et/ou ses investisseurs.

Espérons qu’à ce compte là, la Mairie a au moins eu la présence d’esprit de leur imposer la prise en charge des frais engendrés par le courrier de luxe, sa distribution et la location de la salle. C’est un minimum car si les Villiérains devaient en plus subventionner les actions commerciales d’une société privée…

Alors qu’avons-nous appris?

Le permis de construire sera déposé dans une semaine. En suivant, la commercialisation sera lancée pour les fameux 24 logements (2 à 3 pièces) ciblant principalement les jeunes couples et les personnes âgées qui souhaitent quitter un pavillon trop coûteux pour un appartement en centre ville. La société Tradi-Art a déjà trouvé ses investisseurs qui mettront en vente les murs et/ou qui gèreront les locations. Les travaux devraient être terminés à l’été 2017.

Pour la partie médicale par contre, tout reste à faire. A ce jour, aucun médecin ne s’est engagé vis-à-vis de ce projet. Le docteur Motyka a bien résumé les choses : les docteurs Paillard et Guimard sont bientôt en retraite, elle, Mesdames Robert et Fontaine (actuellement installées au 1er du CCAS) sont potentiellement intéressées, sous réserve de certaines conditions. Les 400m2 prévus au rez-de-chaussée pourraient accueillir 10 praticiens. Mme Guillet parle d’un kiné et de passer des annonces pour boucher les trous…

Coté questions, passons sur toutes celles qui étaient posées par les personnes (nombreuses – on comprend maintenant pourquoi une telle affluence : plus de 100 personnes!) présentes en tant qu’acheteurs potentiels (prix, surface, charges, parking, gardiennage…). Ces questions ont fini par agacer certains d’entre nous qui pensaient avoir été invités pour débattre du projet de maison publique de santé et qui avait pris clairement conscience du traquenard.
Plusieurs prises de parole très pertinentes ont mis en avant :

  1. Le manque absolument scandaleux de concertation de la population,
  2. La prééminence flagrante de l’aspect « opération immobilière lucrative » sur celui du projet social initialement évoqué et espéré par les Villiérains,
  3. L’abandon total du projet à des promoteurs privés qui, aujourd’hui, ont la main mise sur tout et qui s’appuient sur la Mairie auto-désignée « facilitateur », donc dans l’obligation, de fait, d’aider « gracieusement » à la réussite de cette entreprise.

GillesFraysse2Pour illustrer le 1er point, il était particulièrement révélateur d’entendre Mr Fraysse, conseiller municipal, membre de nombreuses commissions, commencer par dire qu’il « découvrait le projet » ! Ensuite, il a mis en évidence le fait que la commune ne sera pas en mesure de contrôler la pérennité du projet sous l’aspect médical, aucune garantie réelle n’ayant été prise.

JackFreychetMr Freychet a dénoncé un projet qui a été élaboré à l’envers sans cahier des charges, sans concertations citoyennes. Il a prolongé différentes interventions du public qui regrettaient très vivement qu’aucune démarche sérieuse n’ait été entreprise en liaison avec Morsang et Longpont qui, pourtant, ont des intérêts communs avec Villiers sur ces questions de risque de désertification médicale.

L’absence de tout soutien de l’agglomération est également un aspect essentiel qui fait réfléchir sur la nature réelle de ce ‘machin’ qui, pas à pas, retire tout pouvoir aux élus locaux mais qui les laisse bien seuls se démer… avec les projets sociaux. On impose une médiathèque mais on enterre une maison publique de santé. On nous dira que cela n’a rien à voir, que ce genre de comparaison est ridicule… Alors il faudrait savoir : si l’argent manque à ce point (ce que nous contestons radicalement par ailleurs), il faut faire des choix « douloureux » et bien oui, à choisir, nous aurions préféré que les Villiérains disposent d’une maison publique de santé plutôt que d’une médiathèque.

MartineGuilletSur la question des choix qui ont été faits, Mme Martine Guillet a assumé au nom du Maire la méthode et les décisions prises. Avec un calme qui, avouons-le, forçait l’admiration, elle a répété que la priorité absolue avait été de répondre dans des délais courts au risque de voir le nombre de médecins à Villiers diminuer jusqu’à disparaître. Elle a affirmé que la Mairie n’avait pas vocation à s’occuper de gestion locative et n’aurait pas eu les moyens d’acheter les locaux. Elle a énuméré les raisons qui ont interdit l’option consistant à passer par un bailleur social :

  • l’obligation de passer par une déclaration d’utilité publique pour l’achat des propriétés,
  • l’obligation de n’offrir uniquement que des formules de locations et non de revente,
  • l’obligation de n’attribuer qu’un seul parking par logement,
  • l’obligation pour obtenir des subventions de l’ARS (Agence régionale de santé), d’être répertorié comme zone déficitaire en matière d’infra-structures médicalisées,  de voir les praticiens s’organiser en association médicale pour obtenir, etc.

Il est vraiment révoltant de constater que tout est en place pour qu’il soit pratiquement impossible de faire le choix d’un projet « public », pourtant seul capable de garantir les ambitions sociales du projet (Maison publique de santé). A tous les niveaux : administratif, territorial, financier, législatif… tout est fait pour que ce type d’initiatives destinées à l’intérêt du bien commun soit étouffé dans l’oeuf par une multitude d’handicaps et de contraintes qui par effet d’accumulation deviennent rédhibitoires.

Alors, à la fin, on finit par lâcher l’affaire, on finit par opter pour la seule approche ‘autorisée’ par le système. Les bénéfices qui seront générés par ce projet iront aux investisseurs, aux propriétaires et à tous ceux qui agissent comme des prédateurs privés au détriment systématique du bien public. Les risques pris par les investisseurs ? Qui croit encore que les investisseurs privés prennent des risques ? Ils ont toujours un plan B ou C ou D pour rebondir ou, si ça tourne vraiment mal, faire payer la note d’une manière ou d’une autre à la communauté. Par contre, mettre en avant, comme ont pu le faire certains intervenants, la difficulté qu’un nombre de plus en plus important d’entre nous a de se soigner, mettre en avant ce genre de considération prend des allures de combats d’arrière garde. L’habituelle ‘ringardisation’ des vrais sujets, des vrais combats. Sur le visage des futurs potentiels propriétaires qui étaient là – pourquoi pas – pour profiter d’une bonne affaire, on pouvait constater que les questions de santé de publiques étaient hors-sujet. En effet, comme on dit : c’est fait, c’est fait. Passons à la suite, passons aux transactions immobilières.

La facilité avec laquelle nous semblons accepter le dépeçage des services publiques et de leur prérogatives, c’est-à-dire la défense du bien commun, est déconcertante. En dehors de quelques voix qui se sont élevées, au final, le projet est passé, entériné sans qu’à aucun moment les citoyens n’y aient pris part, sans que l’on ait pu une seule fois parler du fond, sans même prendre le temps d’ouvrir un peu son esprit à autre chose qu’à la résignation.

Conclusion : porte-parole de la Mairie, Martine Guillet « a fait le boulot ». Elle a répondu patiemment aux questions, elle a joué à l’assistante bénévole pour le constructeur, animatrice, c’est elle qui a dévoilé aux yeux du public impatient les graphiques 3D du projet… Elle a fait en sorte de « faciliter » les choses. Elle a joué finement les choses. Par opposition, on imagine aisement la soirée si, à sa place, Mme Le Maire avait été présente. L’électricité qu’il y avait dans l’air aurait sans doute provoquer des frottements bien plus vifs car, sur le fond, ce que l’on retiendra, c’est que le dossier a été mal préparé, mal pensé, sans aucune concertation des habitants, sans aucune défense réelle du bien public face aux intérêts privés. Nous sommes mis devant le fait accompli une fois de plus.

Philippe Moreau, ACPV PhilippeMoreau

Pour ceux qui voudraient prendre du recul et creuser le sujet, nous vous rappelons les articles que notre association a publiés – merci au travail de Mr Freychet – et dont les liens sont rappelés ci-dessous.

Une structure de soins à Villiers sur Orge.

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Pour qui, pourquoi, comment ?

Ce projet d’importance pour notre commune n’ayant donné lieu à aucune information claire de la part de la municipalité, nous avons décidé de mettre à la disposition de chacun (y compris des élus) le maximum de documents et d’éléments de réflexions sur le sujet.
Il s’agit de palier, autant que faire se peut, à l’absence de tout cahier des charges officiel.

D’abord, de quoi parlons-nous ?
S’agit-il vraiment d’un Centre de Santé – par essence à but non lucratif ? Ou bien s’agit-il d’une maison de santé éventuellement pluridisciplinaire, d’un centre médical avec un groupe de généralistes, complété par des services de soins, comprenant la prise en charge de la dépendance ?
Les contraintes ne sont pas le mêmes, les missions, les offres, les obligations, les relations avec le système hospitalier public pour une meilleur suivi du patient non plus.
Nous savons aujourd’hui qu’à l’occasion d’une modification du PLU, le terrain (situé en face de la mairie) a été réservé à l’attention d’un promoteur privé. La mairie semble donc abandonner la maîtrise du projet au profit du privé. Les raisons habituelles sont invoquées :
les finances de la commune, les subventions en constante réduction, etc.
Il ne s’agit donc pas, c’est une certitude, d’une orientation favorable à une implantation de thérapeutes conventionnés secteur 1, généralistes ou spécialistes. Dans cette hypothèse, le seul aspect positif pourrait n’être qu’une accessibilité améliorée pour les personnes à mobilité réduite mais ce n’est pas suffisant.
Nous savons qu’avec le recours à des fonds privés la rentabilité du capital primera par rapport à toute autre considération.

Pourtant trois options sont envisageables :
Service public, secteur privé non lucratif, secteur privé lucratif.
La majorité municipale a délibérément opté pour la troisième. Il n’est pas surprenant que l’ARS, Agence Régionale de Santé, lui ait opposé une fin de non recevoir.
Il est encore possible de revoir cette copie, c’est l’objet du dossier informatif que vous trouverez en annexe sur ce site www.acpvilliers.com. Il comprend :

Vous trouverez également un extrait de plan cadastral du lieu prévu pour l’implantation de la structure médicale ainsi que la définition des centres de santé par l’ARS qui bien entendu n’est pas avare de recommandations mais néglige les financements :
=> Plan cadastral

Tous ensemble nous pouvons faire bouger les lignes en disant NON à la désintégration programmée de notre système de santé public, ouvert aux appétits du capital international et bientôt livré aux règles du grand marché transatlantique.
Nous pouvons également associer à notre démarche les populations proches des communes limitrophes.
Toujours est-il que nous allons suivre ce dossier et faire notre possible pour que les Villiérains soient correctement informés de ce qui se passe et qu’ils soient, d’une manière ou d’une autre, associés aux décisions.

ACPVILLIERS

PPP Le Partenariat Public Privé

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La fin du partenariat entre Eiffage et l’Hôpital Sud Francilien

Une bonne affaire pour la Sécu

Selon les échos du 11/4/2014 ( MYRIAM CHAUVOT ) le Centre Hospitalier Sud-Francilien (CHSF) et Eiffage ont signé début avril l’accord de résiliation de leur partenariat public privé (PPP), selon lequel le groupe de BTP devait assurer le fonctionnement et la maintenance des bâtiments hospitaliers de leur livraison en 2011 jusqu’en 2041. Les grandes lignes de la résiliation avaient été annoncées mi-mars :
EIFFAGE obtient 80 millions d’indemnités moyennant certains travaux complémentaires et fait une croix sur les surcoûts dont il réclamait le remboursement en justice (entre 175 et 200 millions en incluant les frais financiers de retard).
Le CHSF, lui, prend en charge les 344 millions d’investissement de construction (le montant originel hors surcoût).
Il rembourse Eiffage des fonds propres injectés (10 % du montant) et reprend les emprunts bancaires souscrits pour le solde soit 90 %. Les banques ont accepté de les transférer à son nom. Au total, il paiera dans l’immédiat 170 millions (en indemnité, remboursement de fonds propres et TVA) puis remboursera les emprunts bancaires sur 30 ans. Avec les frais financiers des emprunts bancaires, la construction lui coûtera au final 680 millions.
Dans le cadre du PPP il était prévu, initialement, qu’il verse annuellement un loyer 43 millions d’euros pendant 30 ans soit 1290 millions d’euros sur la période.
L’Hôpital du Sud francilien réalise ainsi une économie de 610 millions d’euros sur ce poste auxquels il convient d’ajouter l’abandon des recours par Eiffage (entre 175 et 200 millions). Ce n’est pas négligeable.

Second PPP : ECOMOUV

pour le recouvrement de l’éco taxe dont la mise en œuvre a été reportée sine die: une autre affaire sortie du même tonneau initiée par le gouvernement Fillon avec madame Kosciusko Morizet comme ministre de l’écologie, 800 millions d’euros sont jetés en pâture au privé.
L’appel d’offres international lancé en 2011 a été remporté par la société d’autoroute italienne ‘Autostrade per l’Italia’, détenue à 100% par Atalantia, propriété de Benetton.
Autostrade détient 70% d’Ecomouv. Les 30% restant se partagent entre des groupes français : SFR, Thalès, la SNCF et Stéria, un groupe de services informatiques.
Le contrat a été conclu pour une durée de 13 ans et trois mois dont 11 ans et demi pour l’exploitation et 21 mois pour l’installation.
Durant ce premier laps de temps, Ecomouv a installé les 173 portiques (500.000 à 1 million d’euros chacun nous n’avons rien trouvé de plus précis), créé et distribué les boîtiers GPS à installer dans les poids lourds et construit un centre de contrôle à Metz…qui devrait abriter 150 douaniers français qu’en toute logique l’Etat français, charge supplémentaire, aurait du rémunérer…
En paiement de ses prestations, Ecomouv devait percevoir 240 millions d’euros annuellement, soit 20 % d’une collecte évalué à 1200 millions (près de 3,2 milliards d’euros sur 13 ans), alors que OCDE évaluerait le montant d’une prestation de cette nature à 1 % la somme collectée.
La mise en œuvre du contrat ayant été reportée sine die Ecomouv a été indemnisé à hauteur de 800 d’euros ( la somme varie peu en fonction des sources) répartis comme suit 403 millions cash + 40 millions par sur 10 ans.
D’autres recours sont à craindre.
Il convient également de noter que l’application de ce contrat revenait à privatiser le recouvrement d’un impôt ce qui est normalement de la compétence de l’Etat.


Qu’en sera-t-il de la structure médicale villiéraine
dont la majorité municipale entend confier la réalisation à un organisme privé
sans même lui avoir imposé un cahier des charges,
du moins à notre connaissance, à la vôtre non plus à part peut être quelques initiés?