Parole Villiéraine / Bulletin n°1 (novembre 2014)

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Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du premier numéro de notre bulletin d’informations « Parole Villiéraine ».

Une distribution dans toutes les boites aux lettres de notre commune est en cours.
Vous pouvez le télécharger dans son format PDF en cliquant sur :
ACPV Parole Villieraine N°001 Novembre 2014.pdf

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Le sujet principal est, bien sûr, le projet de fusion de l’agglomération du Val d’Orge dans le Grand Evry.
Nous évoquons également 2 incidents dont notre jeune association a été la victime :
1/ la diffamation publique proférée par Mme le Maire  au cours du dernier conseil municipal du 15 Novembre dernier à l’encontre de M. Freychet, membre de notre association. Ce dernier, dont le droit de réponse au cours de ce conseil avait été empêché, rappelle les faits et demande à ce que des excuses publiques lui soient faites.
2/ la censure de notre article prévu pour être édité dans le bulletin municipal.
Lire notre article en cliquant ICI.

Au sommaire, vous trouverez également un article sur la dernière réforme des Allocations familiales, ainsi que des points sur l’actualité de notre commune : le déploiement de la fibre optique pour l’accès Internet à très-haut débit, l’espace jeunes avec des renvois sur des articles plus détaillés présents sur notre site.

N’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires ou vos réflexions sur ce nouveau bulletin par courriel à l’adresse suivante : info@acpvilliers.com

Faites nous savoir également si vous souhaitez recevoir nos bulletins par courrier électronique en nous faisant parvenir votre courriel.

A très bientôt,

S’informer, Débattre, Participer
Alternative Citoyenne Pour Villiers-sur-Orge

Très-Haut débit à Villiers-sur-Orge / Point détaillé avec la société TUTOR

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Compte rendu de l’entretien que M. Maritano, directeur régional chez Tutor, nous a accordé (18 Novembre 2014)

La société TUTOR est en charge de la construction physique de l’infrastructure (local techniques et tirage de la fibre) et propose également des services dédiés aux entreprises. Tutor n’est pas un fournisseur d’accès internet (FAI), elle ne commercialise pas de contrats d’accès à l’Internet à l’intention des particuliers.

Où en est la feuille de route?
Lorsque le déploiement de la fibre sera terminée, la société Tutor devra en informer l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes). Une phase commerciale de 3 mois est prévue pour que les opérateurs (FAI) fassent l’acquisition des lignes ainsi disponibles.
Ensuite, la commercialisation du service auprès des particuliers et des entreprises pourra commencer (les outils d’éligibilité étant alors opérationnels).
La date des premières installations semble prévue pour fin Mars 2015 mais il semble plus « réaliste » de parler de fin Juin.

Auprès de quels opérateurs, les usagers pourront-ils s’adresser pour disposer d’un accès très-haut débit à l’Internet?
Aujourd’hui, il est certain que 6 opérateurs non-nationaux proposeront une offre : Kiwi, K-net, Wibox, Comcable, France Citévision et Ozone.
Un opérateur plus important (occupant aujourd’hui 10% de ce marché au niveau national) est en cours de négociation. Son nom est encore gardé confidentiel.
Mais l’information importante est qu’il y a peu de chances pour que les FAI nationaux (Orange, SFR, Free, Numericable, Bouyghes) soient intéressés à proposer leurs offres.
(NDL : les informations que nous avions déjà diffusées sur la manière dont le déploiement du réseau très-haut-débit – voir nos articles : ici et ici – sont bien confirmées : les gros opérateurs privés ont la priorité dans le choix des zones particulièrement rentables -notamment les grandes métropoles- pour lesquelles ils effectuent tous les investissements avec leurs fonds propres, c’est-à-dire sans subventions publiques et laissent les zones qu’ils estiment sans potentiel de RSI (retour sur investissement) rapide. Le Val d’Orge est dans ce dernier cas de figure avec seulement 22000 lignes potentielles alors que le seuil minimum pour lequel les FAI nationaux commencent à bouger autour de 100000.
Dans un schéma assez proche de celui des sociétés d’autoroutes, l’état abonne ici toute possibilité d’investir de manière rentable en son nom propre, laisse les profits aux sociétés privées et se charge de financer les zones où chaque ligne coûte plus de 1300€ (près de 10 fois supérieur au coût d’un déploiement d’une ligne sur Paris par ex.).
C’est ainsi que la CAVO -via le syndicat mixte SIPPEREC- a du débourser 6 Millions d’Euros pour la réalisation de ce déploiement.)

Quelle a été l’action de la CAVO dans ce dossier ?
Il faut souligner que, sans la CAVO et les interventions « très actives » de Mme Leroux, ce projet, pourtant rendu obligatoire par la loi qui lui a conféré un statut de priorité nationale, aurait pu traîner encore plus de 10 ans.

Quel sera le débit réel dont les usagers pour disposer?
Deux niveaux sont à considérer :
1/ l’infrastructure est prévue pour que les débits soient calculés en « Best Effort », ce qui veut dire qu’au maximum 100Mb sont disponibles (en théorie 200, mais un premier plafond est défini). Chaque fibre permet 1Gb et elle est divisée en 64 lignes au niveau des coupleurs. Concrètement, si 64 foyers utilisent en même temps leur connexion, il faut diviser d’autant la bande passante.
2/ mais la vraie limitation viendra de l’abonnement contracté auprès du FAI qui proposera des offres à différents niveaux de bande passante : 10Mb, 20Mb ou 100Mb.
Au final, aucune offre ne pourra vraiment « garantir » un débit minimum, il y aura ‘physiquement’ des limites liées à l’intensité du traffic.

Conclusion

On l’aura compris, le problème qui va se poser concerne le choix des FAI.
Les opérateurs ‘alternatifs’ sont en capacité de proposer des offres intéressantes sur l’ensemble Internet+Téléphonie fixe+TV. Par contre, ils ne seront pas compétitifs par rapports aux opérateurs nationaux lorsqu’on inclue la téléphonie mobile, surtout vis-à-vis ceux de type « familial » (englobant plusieurs abonnements).
Beaucoup seront contraints de choisir entre leur abonnement actuel sans fibre mais incluant la téléphonie mobile à moindre coût et deux abonnements : le premier pour la fibre auprès d’un opérateur alternatif et le second, ailleurs, pour les téléphones mobiles.
Pas forcément évident de faire ce choix.

Enfin, notre interlocuteur nous encourage à nous renseigner sur les projets déjà finalisés par sa société pour l’agglomération Europ’essonne ou la commune de Moulin-les-Metz qui est un exemple illustrant la place que peuvent jouer les opérateurs alternatifs.

Remerciements  à M. François Maritano, Tutor et Alexandra Asselin, Drôle de zèbre.

Allocations familiales : LA FIN DE L’UNIVERSALITE

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Quel que soit son milieu d’origine un enfant mérite, la même attention de la part de la société qui est censée l’accueillir, favoriser son développement, l’aider à surmonter les embûches qui se dresseront sur son chemin jusqu’à son insertion dans la vie professionnelle et sociale (nous en sommes loin). A défaut, il aura beau jeu de rétorquer le moment venu « Qu’ai-je à vous rendre à vous qui ne m’avez rien ou si peu donné ? ».

Même si c’est avéré dans les faits, faute de moyens suffisants, il ne viendrait pas à l’esprit de proposer de réduire la qualité de l’enseignement à l’égard des uns (même si les familles avaient les moyens d’user de palliatifs), pour tenter de compenser les conséquences des inégalités d’origine socio-culturelles des autres, ce serait une aberration en contradiction avec l’objectif recherché.

C’est pourtant une décision pire encore vient de prendre la majorité parlementaire qui ose se prétendre socialiste en réduisant les allocations familiales à l’intention des familles labellisées arbitrairement riches sans accorder le moindre subside supplémentaire aux plus défavorisées, simplement, sans doute, pour complaire aux apparatchiks de Bruxelles qui se sont empressés de répondre qu’ils n’en demanderaient pas plus.

Dans ces conditions à quand la mise sous conditions de ressources les remboursements maladie,  pourquoi ne pas supprimer la réduction d’impôt via les frais de scolarité dans le secondaire  ou modifier la prime à la naissance ?

La CAF, va devoir renforcer ses effectifs pour faire face à une surcharge de travail provoqué par la nécessité d’un suivi encore plus rigoureux des familles (Revenus, composition…), c’est de peu d’apport pour l’emploi mais un gaspillage des deniers publics. Réduire les inégalités d’origine socio-culturelles porte d’autres exigences…

Encore de la poudre aux yeux.

En cette période de récession dont les gens qui nous gouvernent depuis des décennies portent l’entière responsabilité, les caisses sont vides, la dette se creuse, la décroissance s’accélère, le chômage augmente au rythme de l’érosion du pouvoir d’achat, qui réduit la solvabilité du marché. Poursuivre dans cette voie est suicidaire…

Malgré cela la France est encore dans le peloton de tête des pays de la planète ou le produit intérieur brut par habitant est le plus élevé. Une meilleure allocation des richesses créées permettrait d’augmenter de manière significative les plus bas salaires, retraites et pensions, mais c’est le grand patronat et les financiers qui s’en octroient une part toujours plus importante.

La suppression du plafonnement des tranches d’imposition sur le revenu à 45 % et le rétablissement de la progressivité au delà, ajoutée à la prise en compte des revenus financiers et du patrimoine au même titre, permettrait de dégager des moyens bien supérieurs aux 800 millions d’euros espérés avec la suppression de l’Universalité des Allocations Familiales sans avoir à pénaliser les couches moyennes et tout en augmentant celles des plus bas revenus.

La justice sociale passe aussi par la justice fiscale.