Le Républicain Essonne s'intéresse à Villiers-sur-Orge


Dans son édition du Jeudi 27 septembre 2018, le Républicain Essonne a publié un article sur Villiers-sur-Orge intitulé « L’association qui veut faire tomber le maire« .
Un journaliste est venu s’aventurer dans notre petit monde reculé pour interviewer Mme Le Maire, deux représentants de notre association l’ACPV et un membre du syndicat des agents de la municipalité. Cette démarche faisait suite à la publication de notre lettre ouverte : Madame Le Maire, démissionnez. S’il vous plaît..
Comme il s’agissait d’une grande première, c’est avec une certaine perplexité, voire un peu de méfiance que nous en attendions la parution. Finalement, non seulement l’article a bien été publié, ce qui n’était pas forcément acquis, mais son contenu, certes très court, est bien équilibré, plutôt impartial et de bonne foi. Au-delà de l’accroche du titre, son grand mérite est de souligner, en dernière colonne, un des principaux sujets de fond, à savoir la « situation compliquée des agents municipaux » (et l’audit dont l’enterrement a été annoncé par Mme Le Maire lors du dernier CM). Pour un premier coup de projecteur sur ce qui se passe à Villiers, saluons donc la démarche de ce média et de son journaliste.

Quelques points doivent cependant être précisés.
Passons rapidement sur les « raisons personnelles » à l’origine, selon Mme Le Maire, du départ groupé de ses 3 principaux adjoints; il faut être collectionneur de coïncidences pour donner un crédit quelconque à cette affirmation qui frôle l’insulte à notre intelligence de lecteur moyen.
Passons également sur la question posée par Mme Le Maire en fin d’article : « Monsieur Moreau n’est qu’un agitateur… Il semble avoir une grande idée en tête… prendre ma place?  »
Et pourquoi pas ?! Vu le bilan de Mme Le Maire, n’importe quel(le) Villiérain(e) peut légitimement se dire : si j’étais maire à la place du maire, difficile de faire pire!
Non, plus sérieusement, il suffit de (re)lire notre dernière lettre ouverte (« Mesdames et Messieurs les Conseillers, démissionnez. ») pour comprendre que notre souhait n’est pas de constituer une liste pour des élections anticipées, ni même de revendiquer, pour les membres de notre association, de quelconques postes à responsabilités. Nous appelons simplement les conseillers actuels à s’engager dans un ‘groupe d’unité locale‘ pour reprendre collectivement la barre  et éviter le naufrage. Voilà ce que nous souhaitons. Nous faisons confiance aux élus actuels – élus de la République, avec toute la charge symbolique et effective que cela représente; de l’opposition comme de la majorité – pour provoquer cette initiative responsable, indispensable et urgente dans l’intérêt de la commune.
Par conséquent, que Mme Le Maire se rassure, il n’est pas question, pour notre association, d’entreprendre une campagne pour la conquête de la précieuse place qu’elle occupe avec suffisance et obstination. Madame, votre complet isolement, votre aveuglement, votre hubris, votre déni de réalité vous ont claquemurée dans le donjon qu’est devenue la mairie de Villiers. Vous y exercez un pouvoir omniscient, sclérosé et d’une totale inefficacité. Votre légitimité d’élue n’est plus de mise puisque l’équipe choisie à vos cotés par les Villiérains, n’est plus là (« pour raisons personnelles ») et surtout parce que votre incapacité à régler les problèmes de gestion de la commune est maintenant avérée tant au niveau des finances que de la relation avec les employés de la municipalité, pour ne citer que ces deux sujets.
Mesdames et Messieurs les conseillers, les flagrants délits des échecs de la direction de la commune se sont succédés. Cette accumulation, cette glissade a besoin d’être stoppée. Alors faut-il attendre encore presque 2 ans pour cela ? Quelle faute supplémentaire devrait être commise pour provoquer, enfin, une démission du conseil ? La limite n’a-t-elle pas été franchie depuis longtemps ? Des tractations sont en cours, c’est certain mais où en êtes-vous?

*

De ce moment médiatique ‘Républicain’, le premier du genre à notre connaissance, on peut retenir et constater que la pression est montée encore d’un cran. Mme Le Maire, elle-même, malgré sa cécité devrait commencer à le ressentir.

Mais pour finir, exprimons une réserve vis-à-vis de cet article : il ne rend pas assez compte du caractère urgent de la situation. Le lecteur peut rester sur l’impression d’une querelle un peu ridicule, mineure, entre une association (microscopique et ‘agitée’) et un maire (folklorique à la King Jong-un), une querelle réduite à deux personnes. Non, il faudrait que le journaliste puisse revenir sur place et interroger les personnes qui sont directement impactées par le dictat de Mme Le Maire, à commencer par les employés eux-mêmes qui, au quotidien, depuis 4 années, voient leurs conditions de travail continûment dégradées, mais aussi les Villiérains eux-mêmes, désabusés, désintéressés, tenus à l’écart de tout, contraints de constater les dégâts. En silence.

Philippe Moreau

ACPV, Alternative Citoyenne Pour Villiers